MIA

Frank Glass (Li Fu-jen)

(1901-1988)

Li Fu-jen

C. Frank Glass - qui fut connu dans le mouvement trotskyste sous le nom de Li Fu-jen - est mort à Los Angeles le 21 mars 1988. Né à Birmingham le 26 mars 1901, il avait émigré avec ses parents, chômeurs, en 1909 en Afrique du Sud, s'installant au Cap. C'est là qu'il fit connaissance avec les idées révolutionnaires en écoutant un orateur de rue le dimanche. Adhérent à l'Industrial Socialist League, il dévora Daniel De Leon et Marx, fut enthousiasmé par la Révolution russe.

En 1921, il représenta son organisation comme délégué, au congrès de fondation du P.C. d'Afrique du Sud (C.P.S.A.). Au 2e congres, en 1923, il fut élu "organizer" national. En 1922 il s’était fixé a Johannesburg, où il devint permanent du syndicat des ouvriers du vêtement, et, à partir de là, l'un des principaux organisateurs des syndicats du pays. En 1927, il fut exclu du parti et demeura sans affiliation jusqu'en 1929, où il reçut le journal des oppositionnels américains, The Militant. Il fut, ainsi le premier trotskyste d'Afrique du Sud,. C’est à la fin de 1929 ou au début de 1930 qu'il décida d’émigrer de nouveau à la recherche d'un travail. Un bateau japonais le conduisit a New-York ou il rencontra Cannon et ses camarades, repartit pour l'Extrême-Orient et débarqua à Shanghai. Devenu correspondant de presse en Chine, il envoya en février 1932 son premier article au Militant et ne commença à jouer un rôle actif dans la section chinoise clandestine qu'à partir de 1933.

En mai 1937, il se rendit au Mexique et discuta longuement avec Trotski de la question chinoise. Ensemble, ils bâtirent des plans qui ne purent se réaliser sur l’éventuelle sortie de Chen Duxiu de Chine. II revint en Chine qu'il quitta définitivement à la veille de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. Installé aux États-Unis, il milita au S.W.P. sous les pseudonymes de Li Fu-jen, Frank Graves et Ralph Graham. Il s'en sépara en suivant Arn Swabeck, autre vétéran, converti pour quelques temps au maoïsme au temps de la "révolution culturelle" ; il se tint ensuite à l’écart de l’activité politique.

D’après la nécrologie de P. Broué dans "Cahiers Léon Trotsky" 35.



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